Commission d’enquête sur la gestion du Covid-19 : « Les défauts observés lors de la première vague perdurent »

« Le mois de février reste un mystère, un trou noir. L’appareil d’Etat est resté l’arme au pied, sans prendre les décisions qui s’imposaient pour faire face à l’épidémie. Que s’est-il passé pour que les retards s’accumulent ainsi au point que la France s’est retrouvée complètement dépourvue en plein pic de l’épidémie »

           

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Depuis le début de la crise, la réponse de l'état est sous-dimensionnée. Nos responsables se cachent derrière de maigres moyens enfin accordés à l'hôpital et des mesures sanitaires sans précédent (ce qui est vrai), mais ça n'empêche pas de constater les dégâts : on a laissé circuler le virus durant l'été pour sauver le secteur du tourisme et aujourd'hui on s'étonne qu'il circule largement sur tout le territoire. On voit tellement de marges de progression (euphémisme) qu'on se demande ce qui a été fait depuis le mois de mai. Comment se fait-il qu'on tarde autant à limiter les événements privés alors qu'on sait qu'ils sont la principale source de clusters ? Pourquoi a-t-on attendu le premier septembre pour imposer le masque sur le lieu de travail ? Comment se fait-il qu'il faille attendre trois jours pour se faire tester et encore trois jours pour avoir le résultat ? Pourquoi tant de postes télétravaillables sont revenus travailler au bureau (deuxième source de clusters) ? Qu'attend-on pour réguler les bars et restaurants, derniers lieux clos où le port du masque n'est pas obligatoire ?


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