Energie : enquête sur le démarchage téléphonique mensonger

« Le Monde » a pu écouter des dizaines d’heures d’enregistrements de démarchage réalisés pour le compte de fournisseurs d’énergie, notamment le groupe ENI.

           

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J'ai eu récemment la visite de deux personnes se déclarant mandatées par le magazine 60 millions de consommateurs qui m'ont brandi un article du Monde sous le nez portant sur la récente condamnation d'Engie, m'assurant que ces derniers ne respectaient pas les tarifs réglementés (condamnation réelle au passage, autant le souligner). Les deux zozos tenaient un discours totalement militant, et ils m'auraient vendu un mode de vie vegan ou un sauvetage des baleines, ils n'auraient pas employé un autre ton. Il s'est avéré qu'ils étaient en réalité employés par Total Direct Énergie, ce qui a donné lieu à un beau débat, cette entreprise n'étant pas vraiment la plus vertueuse des boîtes françaises.
J'ai un peu l'habitude des démarcheurs et j'ai tendance à poser des questions quand je sens qu'on veut me la mettre. Mais combien ne se méfient pas ou se laissent avoir par la diarrhée verbale de ces gens ? Au delà de ça, si le démarchage est une plaie, que penser d'entreprise qui viennent jusque sur le pas de votre porte pour vous mentir ouvertement et avancer sous de fausses identités ?
Alors je vais boycotter Total bien sûr, sauf qu'en face c'est pas plus reluisant. Et quelques dizaines de milliers d'euros d'amende sont totalement ridicules face à des entreprises qui pèsent des milliards. Ça doit même être anticipé dans les budgets. Il y a vraiment un boulot de dénonciation des ces pratiques à mener, et des peines exemplaires à prononcer.


J'ai fait ce travail où je proposais le passage d'un technicien pour des traitements de charpente contre les capricornes. Il s'agissait plutôt de la visite d'un commercial.
On me reprochait d'avoir une voix trop douce, de ne pas faire assez peur. On s'adressait à un public plutôt âgé. Lors d'un débriefing, j'ai osé dire qu'ils profitaient de la vulnérabilité des gens. J'étais devenue la petite prétentieuse du groupe. Après cela, on m'en a fait baver.
C'était ma pire expérience professionnelle. On nous faisait miroiter un cdi qui pouvait être rompu à tout moment si on n arrivait pas à décrocher 5 rdv. Chaque soir, je rentrais chez moi avec le poids d'une certaine culpabilité. Cela a duré un mois, un mois de trop ! Quand ils m'ont gentiment remerciée, j étais soulagée et heureuse de leur dire qu'ils étaient une bande d'escrocs


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