Covid-19 : les modèles de plus en plus déboussolés

Les incertitudes persistantes autour du virus et de ses variants, la difficulté à anticiper les comportements des Français et les décisions politiques, ainsi que l’augmentation du nombre de paramètres pris en compte, compliquent les prévisions de la dynamique épidémique. Retour sur ces difficultés et les réponses que les modélisateurs s’efforcent d’apporter.

           

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Premièrement, comme chacun le sait, les modèles ne représentent pas la réalité mais une réalité simplifiée : on fait le choix d'un certains nombre de paramètres que l'on estime déterminants et on leur affecte des valeurs que l'on estime raisonnables puis on fait tourner le programme...

On ne peut pas inclure tous les paramètres, surtout dans des domaines comme les épidémies, la climatologie, les sciences sociales, la biologie... où ces paramètres sont non seulement excessivement nombreux mais aussi, pour nombre d'entre-eux inconnus, ou bien d'importance mal évaluée, ou encore ont des valeurs difficiles à préciser avec une bonne approximation. Ne parlons même pas de la sensibilité à la valeur des données initiales qui peut entraîner des aberrations pour une troisième décimale mal choisie (j'exagère à peine).

Les modèles ne sont pas sans utilité mais c'est avec le temps et leur comparaison avec la réalité qu'ils s'améliorent, comme pour la météo, les élections et d'autres sujets, car on voit apparaitre à travers le décalage entre la réalité et le modèle les défauts de ce dernier et on les corrige.

Je ne vois donc pas pourquoi ici on s'attendrait à des modèles performants, cela fait trop peu de temps, ils sont trop peu nombreux. Surtout lorsque à l'ignorance au moins partielle des mécanismes intimes du phénomène s'ajoutent des croyances idéologiques qui servent à fixer des données du modèle.

Et je ne vois pas surtout en quoi ils peuvent intéresser grand public, médias et politiques, il s'agit de recherche pour orienter les scientifiques qui, eux, savent très bien quels sont le rôle, l'intérêt et la limite d'un modèle. Chaque modélisateur reste conscient qu'il a eu une approche personnelle "pour voir" et aucun ne défend mordicus son modèle, sauf ceux qui ont été formés plus à la communication et au soutien de croyances et d'idéologies voire d'objectifs politiques.


De la meme manière que tout le monde ne vote pas pour un même parti, ces memes pourcentages peuvent s'exprimer dans la reaction et l'attitude des gens.
La crise du covid, avant tout une crise sanitaire et maintenant une crise politique mondiale demontre que l'on ne peut pas forcément compter sur une action commune a 100% d'une population.
Il serait intéressant de penser a des modèles qui justement anticipent ce genre de comportement complètement humain.
On pensais pouvoir plier la nature, mais l'on oubli que cela revient aussi a nous plier nous mêmes devant notre propre nature.
Que cela soit une pandemie, une guerre, une exode, notre histoire est pleine d'exemple a reprendre et pourtant elle se répète tant et si bien.
De cette crise essayons au moins d'apprendre de nos erreurs une fois de plus pour préserver nos générations futures.


Les modèles ne sont pas déboussolés. Ils ne peuvent tout simplement pas prédire avec certitude. Il y a trop de variables. Une épidémie est un système complexe, c’est-à-dire un système non-linéaire. Dans pareil système, chaque agent est hétérogène et agit de façon indépendante. Pour autant, chaque interaction influence le comportement du système et génère ses propriétés propres. En d’autres termes, chaque interaction entre individu influence le système. Système qui est toujours évolutif et adaptif. On peut donc modéliser pour proposer des hypothèses de comportement du système et agir afin d’essayer de l’influencer. On peut, petit à petit réduire l’incertitude, mais on ne peut planifier avec certitude un résultat. Chaque intervention pour influencer le système créant des effets non-prévus.



Le problème est dans l’accroche : nos politiques ne savent plus prendre de décisions, empêtrés dans leurs lutte de pouvoir et dans leur communication complètement à coté de la plaque. Les intérêts qui les motivent sont à des années lumières de la pandémie, et le décalage avec la réalité quotidienne est devenu abyssale.
Alors qu’il suffirait d’agir pour le bien commun, et avec le bon sens… mais que voulez-vous : lorsqu’on dévoue sa vie au mensonge et à la tromperie, sans valeurs fortes, on se perd dans ce faux monde qu’on essaye d’imposer aux autres pour les asservir, et on s’enlise forcément dans ce tissus d’ineptie à tel point qu’on n’a plus de repères réels.
Pourtant le caractère particulier et exceptionnel de la (non) stratégie française devrait poser question si ce n’est dans le monde, au moins dans toute l’Europe. Nos voisins espagnols sont tellement mieux lotis…
On ne gouverne pas pour anticiper les comportements, on prend des décisions pour l’intérêt général et alors, elles sont suivies car il n’y a pas de loup ou d’agenda caché.


La peur ne marche pas sur des esprits sains qui ont gardé les yeux ouverts sur les aberrations d'un Gouvernement qui n'a eu de cesse de se contredire
Et qui à bout d'arguments a fait le choix de mettre en
compétition vaccinés et anti vax
Comme si le fossé des inégalités n'était pas assez grand
Il n'a rien trouvé de mieux pour se faire détester
RDV en 2022. En plus il roule les gens, en disant, et confirmant !!
" le vaccin n'est pas obligatoire " et après il sort le carton rouge de
" pass obligatoire " et user de tous les stratagèmes, pour coincer la population !!


La Cour des Comptes a produit un rapport très intéressant en juillet 2021 sur les réanimations. Notre Cour des Comptes pointe les choses suivantes :

1- les taux d’occupation en réanimation sont faux (« opaques »).

2- les patients en soins critiques sont quasiment exclusivement des personnes avec des comorbidités connues (« 93% »).

3- l’explosion du système hospitalier est du à une exclusion des médecins de ville (« taux exceptionnel d’admission directement en soins critiques »).

4- le vieillissement de la population est la cause principale de l’augmentation du recours aux réanimations.

5- les décisions sanitaires manquent de transparence au regard de l’impact sur les libertés publiques.

Cher tous, il faut DIFFUSER ce rapport ! Chers parlementaires, il faut LIRE ce rapport de la Cour des comptes : https://www.vie-publique....our-des-comptes


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