« En matière d’orientation, beaucoup de jeunes disent regretter le double discours de leurs paren...

Fais ce que tu veux en théorie, mais pas en pratique. De nombreux biais, plus ou moins conscients, peuvent entraver l’orientation des jeunes.

           

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Déjà, choisir son orientation à 15 ou 16 ans est une connerie sans nom... On a plusieurs vie... Et à 15 ans, qui a la distance nécessaire pour faire le bon choix ? On choisit parfois un parcours parce que quelqu'un dans la famille a déjà ce métier, on rentre ainsi sans une lignée... Il n'est pas difficile de conditionner un enfant en lui parlant de tel grand père qui fut député et qui a son nom attaché à telle rue... Il y a une obligation d'excellence... Les sociologues l'ont suffisamment étudié et démontré... Pour les autres, les parents tentent de les orienter vers les filières qui devraient les protéger du chômage... J'ai moi même expliqué le parcours de mes parents et le mien à les enfants pour les inciter à prendre un chemin (je suis multidiplômée et je n'ai pas vraiment de métier) et si j'ai cru à un moment qu'ils suivraient les traces de mon père et de ma mère, ils ont su trouver leur voie... Différente parce qu'elle n'existait pas du temps de les parents...


Je pense que c'est aussi le rôle des parents d'être réalistes. Quand certaines voies sont en surnuméraire alors que l'on sait pertinemment que les places à la clefs seront chères, il est du rôle des parents de poser des questions essentielles autour de la viabilité d'un projet professionnel. Il est aussi de leur rôle de souligner qu'il ne suffit pas d'avoir le bac et l'entrée dans une fac ou une école pour en sortir avec un diplôme ou un emploi . Un projet ça se travaille et ça se précise. Et oui, parfois les parents ont la désagréable tâche de désamorcer des idées peu réalistes. J'avais deux passions dans la vie au lycée ; le théâtre et l'histoire (deux voies houleuses ....) , de fait mes parents m'ont poussé dans le sens de la seconde voie qui leur semblait plus "réaliste" . Je ne le regrette pas et même si leur avis était parfois forcément biaisé par leurs propres aspirations et leurs propres conceptions, ils avaient toujours à cœur de faire au mieux . Je trouve assez insupportable ces procès permanents de la parentalité en tant que figure d'autorité et de décision. En cas d'échec, à moins d'être doté de parents qui n'ont pas les moyens ou avec qui on ne s'entend pas, ce sont bien souvent vers eux que l'on se tourne donc j'estime normal qu'ils appuient dans le sens qui leur paraît le plus cohérent.


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