5 commentaires

Comment se fait il que les medias aient reçu 2 milliards de subventions et l’hôpital quelques millions? Comment se fait il qu’alors que le gouvernement avait promis des lits supplémentaires, il n’y en ait pas plus?
Comment se fait-il que du personnel dans le corps médical démissionne car ils en ont assez des mensonges de l’Etat? Comment se fait-il que les médecins généralistes ont un intérêt financier à declarer des cas Covid pour toucher 53€? Comment se fait-il que l’état n’hésite pas à mettre à terre tout un pan de l’économie? Comment se fait il qu’un test fait à 2 ou 3 jours d’intervalles va donner des résultats contraires? Comment se fait il qu’on interdit un traitement qui a fonctionné pendant 70 ans, qui n’était pas cher et toujours utilisé dans d’autres pays pour proposer un autre qui est bcq plus cher? Comment se fait il que certains veulent vacciner une grande partie de la planète ? C’est à chacun d’entre nous de s’interroger sur tout ça. Pourquoi tout ce bazar depuis le début de l’année ? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi ?


Link: http://www.vin3.org/index.php?c=article&cod=120074&lang=FR#vin3Comment-549352
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Pourquoi ne pas plutôt publier les chiffres de l INSEE qui nous montre une diminution de la mortalité depuis le mois de juillet?
Et faire un état des lieux sur les coupes budgétaires de l Etat dans la santé qui a mis tout le système en faillite sanitaire ?
Pourquoi ne pas mettre le doigt sur cet état criminel. Parce que appelons un chat un chat, lorsque l on prive délibérément son peuple de soin c est un crime.
Peu importe les gouvernements, lorsque l on veut être chef d un état on en prend la responsabilité et on essaye au moins de changer la donne.
Surtout que cette possible épidémie était annoncée depuis des années, particulièrement après l épisode de la grippe aviaire...


Link: http://www.vin3.org/index.php?c=article&cod=120074&lang=FR#vin3Comment-549350
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Quand je lis les commentaires c est triste vos vous tapez dessus notre système de santé est nul blés autres il est moins pire nos grands parents et arrière grands parents se sont battus pour que nous ayons un système de santé équitable pour tous mais tout que vous le vouliez ou non est détruit Pietine alors ce qui se passe chez le voisin ce n est pas notre problème savez vous que l on obligé les personnels de santé de travailler alors qu ils ont le covid tout ça parceque l état ne veut pas mettre notre argent dans la santé

Link: http://www.vin3.org/index.php?c=article&cod=120074&lang=FR#vin3Comment-549351
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Il faut revoir l’organisation des soins critiques autour de différents niveaux de prise en charge :
- Surveillance Continue (approche polyvalente moins intensive)
- Soins Intensifs (de type pulmonaires notamment)
- Réanimation (approche polyvalente plus intensive)

Ainsi, il faut desserrer la contrainte sur les RH en associant des professionnels moins spécialisés (urgentistes, médecins internistes, pneumologues, etc) sur les lits de soins critiques hors réanimation.

Sur des approches nécessitant moins d’intensité médicale ou technique, la responsabilité de la médecine de ville est insuffisante. Il faudrait la re-responsabilisé pour que l’énergie des hospitaliers soient concentrés sur les cas graves. En s’appuyant sur des dispositifs Ville-Hopital éventuellement.

Voilà quelques idées qui auraient dû être abordées en juin lors du Ségur de la Santé.


Link: http://www.vin3.org/index.php?c=article&cod=120074&lang=FR#vin3Comment-549349
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Conséquence .....
Le plan de Macron et de l’UE pour détruire l’hôpital public
Le plan Macron s’inscrit dans les politiques régressives des trente dernières années. Mais si le président de la République est bien l’exécutant zélé et enthousiaste de la libéralisation en cours, il n’en reste pas moins que la main de fer est celle de l’Union européenne qui n’a cessé de bombarder des directives « santé » depuis plusieurs années et a même ouvert une brèche contre le monopole de la Sécurité sociale.

Même tactique partout : affaiblir, paupériser, réduire les périmètres du service rendu pour préparer les esprits à la mise totale sur le marché. Les cheminots en savent quelque chose, comme les postiers !

La réalité est là : les instruments de destruction de l’hôpital public proviennent des dogmes du capitalisme : financement des investissements par les marchés financiers et non plus par le pôle public, tarification à l’activité (T2A) depuis 2004, privatisation de toutes les fonctions supports qui ne sont pas censées faire partie du « cœur de métier » de l’hôpital, diminution de l’offre de soin par la mise en place des GHT (Groupements hospitaliers de territoire), gestion allégée (« lean management ») du personnel (65 à 70% des budgets hospitaliers) par la gestion par la peur et la flexibilisation.

La loi HPST (hôpital, patients, santé, territoire), dite loi Bachelot, adoptée en 2009, est en réalité la transposition de la directive Services de l’Union européenne. C’est elle qui régionalise (Agences Régionales de Santé), met en poste des gestionnaires à la tête des hôpitaux, et fait entrer l’hôpital dans un modèle d’entreprise.

Les résultats sont éloquents : l’hôpital public est financièrement à genoux ! Ses personnels, dont les effectifs sont réduits, aussi. Les patients sont moins bien pris en charge et incités à avoir recours aux cliniques privées.

I) La vérole des marchés financiers dans l’hôpital public

Dans les années 1960-1970, tous les investissements hospitaliers étaient financés par les circuits publics ou semi-publics : subventions de l’État, des départements, parfois des communes, prêt sans intérêt de la Sécurité sociale. A cette époque, l’hôpital public était capable d’autofinancer le reliquat. La grande loi Robert Debré (qui créa les CHU en 1959) et la construction-rénovation des hôpitaux publics et leur maillage furent financés ainsi sans problème.

Depuis les années 1980-1990, les hôpitaux publics sont contraints d’avoir recours aux marchés financiers, c’est-à-dire aux banques pour obtenir des prêts avec intérêts. Les subventions sont devenues marginales, lorsqu’elles existent. Le résultat a été éloquent : l’affaire Dexia et ses emprunts toxiques et le déficit quasi général des hôpitaux. La FHF (Fédération hospitalière de France), plutôt réformiste et collaborationniste, l’évalue à 1,5 milliard d’euros en 2017.

Vu l'état du patrimoine hospitalier, qui souffre depuis longtemps de sous-investissement, Macron et Buzyn ne vont pas manquer de proposer ces contrats infernaux à toutes les directions hospitalières ! Il est vital de s'y opposer ! (1).

II) La tarification à l’activité (T2A), machine infernale de destruction du service public

Mise en place en 2004, avec le PMSI (Programme de médicalisation du système d’information), la T2A (tarification à l’acte) modélise les pathologies en GHM (Groupes homogènes de malades) et GHS (Groupes homogènes de soins). Il y en a plusieurs centaines et tous ont un tarif national. 70% des ressources de l’hôpital proviennent de la T2A. Ce système transforme l’hôpital public en entreprise productrice d’actes au détriment de la vocation hospitalière qui consiste en l’éducation thérapeutique, la prévention, le soin relationnel consacré au malade, ce qui demande du temps, les soins infirmiers.

III) La privatisation tous azimuts

Parallèlement on estime que l’hôpital public est incapable d’assurer ses « fonctions supports » : restauration, blanchisserie, maintenance, sécurité, voire laboratoire. Tous ces services autrefois très bien assurés par l’hôpital public sont bradés au secteur privé qui en fait son fromage au détriment de la qualité du service rendu et de la Sécurité sociale.

Bientôt l’hôpital n’aura plus rien de public et se contentera de coordonner les activités privées en son sein ! Déjà certains trusts privés se sont emparés de la chirurgie ou de l’obstétrique dans l’enceinte même de l’hôpital.

Le plan de Macron et de l’UE pour détruire l’hôpital public

IV) La mise en place des GHT, instrument de la réduction de l’offre publique de soins

L’installation des Groupements hospitaliers de territoire (GHT) est pratiquement terminée. Elle a pour but obligatoirement de créer de grosses structures (une à deux par département selon la population) afin de regrouper les services, de transformer des centres hospitaliers en établissements de moyen et long séjour à moindre frais, ce qui a pour conséquence d’éloigner les structures et services MCO (Médecine spécialisée, chirurgie et obstétrique) et les SAU (Services d’accueil d’urgence) des usagers, et de diminuer l’offre d’hospitalisation publique. Pendant ce temps Macron supprime la généralisation du tiers payant (seule mesure progressiste de la loi Touraine de 2016), n’augmente pas significativement le Numerus Clausus qui rationne le nombre de médecins formés, maintient une tarification qui favorise le secteur privé à but lucratif.

V) Le management par la peur et la flexibilité

Après la destruction tentée du statut des cheminots, c’est le statut de la fonction publique hospitalière qui est visé.

Avec le « lean mangement » (2), c’est une mise en tension permanente des personnels qui est sciemment et froidement organisée : recours aux CDD et à l’intérim (20% des effectifs), gestion et mutualisation des personnels en « pôles » qui justifie qu’une infirmière ou une aide-soignante soit affectée aujourd’hui en neurologie et demain en cardiologie, puisqu’elle est censée être « polyvalente », au détriment de la qualité des soins.

Les GHT entraîneront la suppression de services entiers, voire d’hôpitaux déclassés ou absorbés. La modification du mode de financement prévu dans le PLFSS de 2018, vise à expérimenter le paiement groupé (« payment bundle ») importé du modèle étasunien des organismes de soin responsables (« accountable care organization ») c’est-à-dire des tarifs de « prise en charge globale » associant hôpital et médecine de ville (ou cliniques) dans un cadre conventionnel regroupant des acteurs publics ou privés, ce qui peut être une porte d’entrée pour les assurances privées qui sont à l’affût de cette manne dont l’essentiel leur échappe encore.


Link: http://www.vin3.org/index.php?c=article&cod=120074&lang=FR#vin3Comment-549353
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